poème de rosemonde gérard à son mari edmond rostand

RosemondeGérard (1871-1953) avait pour parrain le poète Leconte de Lisle et son tuteur était Alexandre Dumas fils. En 1890, elle épouse Edmond Rostand, l’auteur du célèbre « Cyrano de Bergerac », sorti en 1897. EdmondRostand - Jacqueline Blanchart-Cassou. 128 pages. Ed . Pardès, collection QSJ, 2022. Dim : 20 x 14 x 0,8 cm. EAN : 9782867145902. En achetant ce produit vous pouvez gagner jusqu'à 1 point de fidélité. Votre panier totalisera 1 point pouvant être transformé (s) en un bon de réduction de 0,30 € . NavigationMenu cyrano de bergerac acte 2 scène 10 analyse. by ; March 4, 2022 Lobjet de la présente étude est d’observer et de comparer la manière dont les poètes et poétesses français de la fin de la Belle Époque ont été représentés dans la presse nationale du temps. Notre enquête se concentre sur les portraits . L’objet de la présente étude est d’observer et de comparer la manière dont les poètes et poétesses français de la fin de la Belle 12Ils ont agi et ils ont chanté Alexis-Joseph Rostand 1769-1854 Arrière-grand-père d’Edmond Joseph-Alexis Rostand 1804-1867 Grand-père d’Edmond Alexis Rostand 1844-1919 Oncle d’Edmond Gaudentie Rostand née Guillermain 1844-1922 Tante d’Edmond Jeanne de Margerie née Rostand 1879-1922 Sœur d’Edmond La restauration de la tombe de la famille Rostand, Recherche Site De Rencontre Gratuit Pour Homme. Au centre de l’image publiée par un journal américain, ses principaux personnages entourent le poète en partant de Cyrano, et en remontant, voici le duc de Reichstadt de L’Aiglon, Percinet des Romanesques, Photine de La Samaritaine, Sylvette des Romanesques, Flambeau de L’Aiglon, Roxane de Cyrano, Mélissinde de La Princesse lointaine. Et, autour, les principaux acteurs de issue de Edmond Rostand, les Couleurs du panache © Collection Kathia David et Thomas Sertillanges Rubrique millefeuille , le mercredi 09 Déc 2020 dans Ventilo n° 447 3052Vues Plus loin que le bout de son nez Un peu plus de cent ans après la disparition d’Edmond Rostand, Thomas Sertillanges nous livre la vie de ce poète hors du temps. Les Couleurs du panache, première biographie illustrée, risque de vous donner l’envie de connaître l’étendue de son œuvre. Le titre nous interpelle. La présence du panache », dernier mot prononcé par Cyrano juste avant de mourir, dans la pièce éponyme, ne nous laisse aucun doute. Mais qu’en est-il des couleurs ? Thomas Sertillanges, amateur éclairé » de cet auteur qu’il étudie depuis plus de trente ans, est parti d’un constat simple. Edmond Rostand semble être réduit à cette pièce ultra célèbre auprès du grand public, alors que son œuvre est d’une richesse inouïe. Ainsi, à chaque entrée de chapitre, une couleur différente représente la variété de son travail littéraire. Ce beau livre contient plus de cinq cents images dont une partie provient de l’immense collection personnelle du biographe, mais également de documents d’archives du Musée Edmond Rostand. Cette biographie illustrée, la première de son genre, nous plonge dans le Paris de la Belle Époque et ses prémisses provençales, ou bien dans le dédale psychologiques de ses inspirations multiples. On y retrouve en la personne de Sarah Bernhardt, ou encore Coquelin, les pierres angulaires du développement de sa carrière de dramaturge. La Princesse lointaine, La Samaritaine, Cyrano de Bergerac ou encore Chantecler sont autant de pièces écrites pour ces derniers dans le rôle principal. Bien qu’il n’ait pas révolutionné les codes de l’écriture théâtrale, le succès fulgurant de Cyrano poussera l’auteur et poète, timide et complexé, bientôt poursuivi par les journalistes et bien trop jeune pour l’assumer, à fuir les mondanités. Sa retraite à Cambo-les-Bains, au Pays Basque, aura raison de sa seconde nature de dandy monté à la capitale, il sortira la robe de chambre de sa malle, sombrant progressivement dans l’immensité de la page blanche et les torpeurs de la dépression. Nous rencontrons aussi sa femme, Rosemonde Gérard, personnalité joyeuse et ouverte qui mettra sa carrière de poétesse de côté afin d’agir auprès de son mari en conseillère, confidente, amie, muse, coach, manager, infirmière et documentaliste. Leur séparation coupera une nouvelle fois l’inspiration de l’auteur jusqu’à la Première Guerre mondiale. Thomas Sertillanges est d’ailleurs l’un des rares qui a su mettre en valeur la qualité de ses poèmes dédiés au Poilus, notamment lors du Festival Edmond Rostand en 2018. C’est aussi l’un de ceux qui se battent pour réhabiliter cet auteur dans sa ville natale, Marseille, à qui l’on reproche l’assourdissante absence au profit de la capitale. Navré du délabrement de sa sépulture au cimetière Saint-Pierre, Thomas Sertillanges a œuvré à sa rénovation en 2017. Il s’est aussi plongé dans l’histoire de la famille Rostand, indissociable de celle de la cité phocéenne. Une famille bourgeoise de grands voyageurs, d’armateurs, attachée à sa culture méditerranéenne et à la défense d’une certaine justice sociale. Le biographe semble, par l’étude des actions de cette grande lignée, donner un élément de réponse quant au goût de Rostand pour les pauvres et les écorchés, les sans-grades » de cette Grande Guerre à laquelle il n’a pu physiquement participer mais au cours de laquelle il est devenu le Poète national » par ses écrits pour soutenir le moral de la nation et de ses soldats, devenant également parrain d’un régiment. Des valeurs d’empathie, inculquées lors de son enfance et qui s’entremêlent, jusqu’à se confondre avec, au contexte culturel de sa ville natale, qu’il rejoint à la fin de sa vie, accompagné des siens. Laura Legeay À lire Edmond Rostand, les Couleurs du panache de Thomas Sertillanges éd. Atlantica Pour en savoir plus CYRANO DE BERGERAC d’Edmond Rostand CYRANO DE BERGERAC d’Edmond Rostand Edmond Rostand et Cyrano de BergeracProtégé par la grande Sarah Bernhardt, comme il le serait par une louve, Edmond Rostand, n’est, pour le public, qu’un jeune auteur1 rencontrant des succès d’estime. Certes ses méditations poétiques sont lues dans les salons, certes la création des Romanesques à la Comédie Française est un succès mais la Princesse Lointaine, écrite tout exprès pour Sarah Bernhardt dont il est adorateur et au char de gloire de qui il veut s’associer, est un “succès d’estime” et la Samaritaine guère mieux... Pourtant la grande tragédienne veut croire en lui. Il le lui rendra bien lui offrant avec l’Aiglon, l’un des plus beaux rôles de sa en attendant ces succès tant escomptés, Coquelin aîné qui souhait faire “son retour” – alors que le plus beau de sa carrière semble derrière lui – lui demande s’il ne pourrait pas lui écrire “quelque chose”. Rostand évoque un sujet un jeune homme épris d’une belle à laquelle il ne sait parler et qu’un “beau parleur” conseille... Coquelin s’émerveille. L’idée est neuve, elle plaira. Au fil des rencontres avec Coquelin, au château de Saupisseau en forêt de Compiègne loin de l’agitation des salons parisiens, la pièce s’élabore. Là Rostand rassemble toute sa vieille admiration pour un fameux Cyrano évoqué par Théophile Gautier et se souvient de sa passion pour les Précieux2. Voilà le cadre planté, le décor esquissé des cinq actes dont Coquelin, l’artiste à la mémoire prodigieuse3, épris de grandiose, s’inquiète des progrès au fil des soirées d’avril 1896 à janvier 1897. Puis viennent les épuisantes répétitions. Tous, les amis comme les ennemis, y vont de leurs remarques... La tirade des nez? Ridicule, trop ridicule. La Ballade du duel? Mauvais. Le pessimisme s’installe, Rostand est accablé. “Pardonnez-moi, Coquelin, de vous avoir donné une pièce aussi inepte, aussi mal écrite”. Coquelin se récrie, il croit au chef-d’œuvre, d’ailleurs n’a-t-il pas participé aux frais du théâtre?Le soir de la Générale, Rostand tremble... Par son fils, Sarah Bernhardt se fait tenir au courant des réactions chaque fois qu’elle sort de scène. Ce soir-là les Mauvais Bergers d’Octave Mirbeau sont joués de plus en plus rapidement à mesure que le messager fébrile lui apporte les nouvelles du succès de la porte Saint-Martin. Elle se hâte même de mourir – au grand dam des spectateurs – pour embrasser au plus vite et le Comédien, et l’ dans une rumeur de triomphe qu’elle arrive enfin. “Pourquoi la brise courant autour du théâtre transforme-t-elle à ce point les deux vieilles portes de pierre que la porte Saint-Denis et la porte Saint-Martin se donnent brusquement des airs d’arcs de triomphe? [...] Parce que, ce soir là, on jouait pour la première fois Cyrano de Bergerac au Théâtre de la Porte Saint-Martin” se souviendra longtemps Rosemonde Gérard, l’épouse du grand homme qui dit-on, afin de rendre le décor de l’auberge “plus vrai”, avait dévalisé les charcuteries alentours...Enfin Sarah est là. Elle n’a pu voir que le dernier acte. “Regardez mes larmes. Regardez! Regardez! Je pleure...” [...] Puis elle se précipite sur Coquelin, lui prend la tête entre deux mains, comme une soupière, et elle se penche, et elle le boit, et elle le mange.“Coq!” dit-elle. “Oh! Grand Coq!”“Enfin Rostand!”. Et elle le prend pour elle seule, toujours par la tête, mais cette fois comme une coupe de champagne mieux une coupe d’idéal” soudain, le succès né dans la fébrilité, bouleverse la vie bourgeoise, mondaine et aimable d’Edmond Rostand. En naissant de nouveau, Cyrano de Bergerac, duelliste fameux, homme d’esprit du XVIIe s., revenu sur la scène du monde durant l’hiver 1897-98, va provoquer son nouveau père pour le tuer aussi sûrement que d’un fameux coup d’épée. Désormais Rostand est un héros. Il est décoré de la Légion d’Honneur, élu à l’Académie Française en 1901 dans le fauteuil d’Henri de Bornier, qui avait offert à Sarah Bernhardt le rôle de Berthe, la farouche fille de Roland, en 1875, puis prononce son discours de réception en 1903. Il avoue alors que pour le construire le seul mot qui ne lui ait coûté aucun effort fut “Messieurs”. Car désormais Rostand est attendu partout. On se dispute l’honneur de le recevoir, de l’entendre, de le lire surtout. Le succès de Cyrano de Bergerac étouffe l’auteur. Il fuit Paris pour Cambo, au pays Basque, il fuit le monde, il fuit sa vie enfin se noyant toujours sous des travaux dont beaucoup restent inachevés, malgré l’Aiglon, malgré Chanteclerc qui ne sera pas compris. Le génie de Rostand serait-il chancelant? On le raille, on le siffle. Il étouffe enfin, contracte une maladie pulmonaire aggravée d’une sombre neurasthénie qui le poursuit depuis 1900, et meurt en 1918 de la grippe espagnole, mais plus sûrement d’un duel épique contre Cyrano, bel esprit du XVIIe Il est né le 1er avril 1868, à Marseille au sein d’une famille aisée. Son père est journaliste économiste et Il avait remporté le Prix de l’Académie de Marseille en 1887 sur le sujet “deux romanciers de Provence Honoré d’Urfé et Émile Zola.”3 Il aurait confié, le soir de la première, “C’est le plus long des rôles que j’aie joué. Quatorze cents vers! Ruy Blas n’en a que douze-cents...”4 Rapporté par Jules Renard. Journal 1935.© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS SA, 1997Le coin des critiquesAinsi il y a un chef-d’œuvre de plus au mondeJules Renard, 28 décembre Constant Coquelin vient de jouer le plus énorme, le plus extraordinaire, le plus parfait de ses rôles... Il y retrouve, en y joignant de neuves émotions, le beau romantisme hautain et farce à la fois que lui conseillait, au temps de sa jeunesse, Théodore de Banville, notre maître et le sien; et ce soir, Coquelin a été prestigieusement, miraculeusement, un Cyrano fantasque, tendre, futile, grand aussi, et mourant si tendrement, et si héroïquement, et si tendrement encore. Ah ! que je suis content d’avoir vu l’œuvre d’un tel poète exprimée par un tel Mendès, 1897. Des fleurs, rien que des fleurs, mais toutes les fleurs à notre grand poète dramatique! Rostand a remis debout l’art isolé, souverain et magnifique. On va encore pouvoir parler d’amour, se dévouer individuellement, pleurer sans raison et s’enthousiasmer pour le seul plaisir d’être lyrique...Jules Renard Journal.Le 28 décembre 1897 restera, je crois, une date dans nos annales dramatiques. Un poète nous est né et ce qui me charme encore davantage, c’est que ce poète est un homme de théâtre. [...]Cyrano de Bergerac est une très belle œuvre, et le succès d’enthousiasme en a été si prodigieux que, pour trouver quelque chose de pareil, il faut remonter jusqu’aux récits que nous ont faits des premières représentations de Victor Hugo, les témoins oculaires. C’est une œuvre charmante de poésie, mais c’est surtout et avant tout une œuvre de théâtre. [...]Et ce qui me charme plus encore, c’est que cet auteur dramatique est de veine française. il nous rapporte du fond des siècles le vers de Scarron et de Regnard [...]. Il est aisé, il est clair, il a le mouvement et la mesure, toutes les qualités qui distinguent notre Sarcey, 3 janvier de Bergerac est le plus beau poème dramatique qui ait paru depuis un demi-siècle. [Edmond Rostand], à vingt-cinq ans, ouvre le vingtième siècle d’une manière éclatante et triomphale qui annonce une période nouvelle, sur qui l’Europe va avoir les yeux fixés avec envie sur la France, avec un ravissement d’orgueil et d’espérance. [...] Serait-ce vrai? ce n’est pas fini! Il y aura encore en France une grande œuvre littéraire poétique digne de 1550, digne de 1630, digne de 1660, digne de 1830! Elle est là! Elle se lève! J’aurai vécu assez pour la voir! Je vais commencer à appréhender de mourir dans le souci de ne pas la voit toute entière! Ah! Quelle espérance et quelle crainte aussi délicieuse!Émile Faguet, janvier n’étais pas à la première du Timocrate, de Thomas Corneille, ni même à celle des Vêpres Siciliennes, de Casimir Delavigne, où la foule applaudit sans interruption tout un entracte. Mais il y a un fait Cyrano de Bergerac est, de beaucoup, le plus grand succès que j’aie vu depuis bientôt treize ans que je fais ce métier de critique dramatique. Toute la “presse” du lendemain, et toute la “presse” de huit jours après ont proclamé Cyrano chef d’œuvre. [...] Mais résignons nous à parler raisonnablement.[...] La pièce de M. Rostand n’est pas seulement délicieuse elle a eu l’esprit de venir à propos. Je vois à l’énormité de son succès deux causes, dont l’une la plus forte est son excellence, et dont l’autre est sans doute une lassitude du public et comme un rassasiement, après tant d’études psychologiques, tant d’historiettes d’adultères parisiens, tant de pièces féministes, socialistes, scandinaves toutes œuvres dont je ne pense a priori aucun mal, et parmi lesquelles il y en a peu être qui contiennent autant de substance morale et intellectuelle que ce radieux Cyrano; mais moins délectables, à coup sûr et dont on nous avait un peu accablés dans ces derniers temps. Joignez que Cyrano a bénéficié même de nos discordes civiles. Qu’un journaliste éloquent ait pu écrire que Cyrano de Bergerac “éclatait comme une fanfare de pantalons rouges*” et qu’il en ait auguré un réveil du nationalisme en France, cela montre bien que des sentiments ou des instincts assez étrangers à l’art sont venus seconder la réussite de cette exquise comédie romanesque [...]Je serais plutôt tenté de croire que le mérite de cette ravissante comédie, c’est, sans rien “ouvrir” du tout au moins à ce qu’il me semble, de prolonger, d’unir et de fondre en elle sans effort, et certes avec éclat, et même avec originalité, trois siècles de fantaisie comique et de grâce morale, - et d’une grâce et d’une fantaisie qui sont “de chez nous”. [...] Si bien que Cyrano de Bergerac, loin d’être un renouvellement, est plutôt une récapitulation, ou, si vous préférez, est comme la floraison suprême d’une branche d’art Lemaître, 1er février 1898.*Couleur du pantalon des militairesJadis, aux environs de la Porte Saint-Martin, M. Edmond Rostand tint boutique [...]. Là se vendirent des bijoux plaqués, des gemmes en verroteries, des fleurs en papier, d’une haute nouveauté genre très artiste ; les procédés d’exécution, rapides et peu coûteux, permettaient de donner la marchandise à bon marché. [...] Au même lieu, il ouvrit un magasin d’objets de piété en plâtre et en carton-pierre [La Samaritaine, 1896] [...] Il vient, à la porte Saint-Martin même, de tenter une nouvelle entreprise. C’est un grand bazar où se déballent des articles éminemment français, jouets connus depuis longtemps il est vrai, mais toujours agréables à revoir, et dont le mécanisme ne fatigue pas l’entendement. [...] Il faut pourtant être juste envers M. Edmond Rostand, et lui reconnaître un talent singulier il est un art, en effet, qu’a perfectionné l’auteur de [...] Cyrano de Bergerac c’est de mal Edmond Rostand est le plus excellent cacographe dont puissent, aujourd’hui, s’enorgueillir les lettres françaises, aussi commence-t-il à être compté parmi les poètes patriotes.[...]Le jeu merveilleux de M. Coquelin et son adresse comme metteur en scène prêtent quelque vie au drame de M. Rostand. [...] Grâce à M. Coquelin, Cyrano de Bergerac peut donner l’illusion d’avoir quelque Hérold, février “bluff” littéraire le cas Edmond Rostand.[...] En voilà assez. [...] Si cette œuvre enchante une racaille élégante, elle mécontente une partie considérable de la Foule qu’il faut se garder de provoquer. Je veux parler de l’armée impressionnante des Laborieux et des Exploités, sans le consentement et la discipline de qui, il n’y aurait ni richesse, ni civilisation, ni arts, ni sciences, ni parasites, ni délicats oisifs, ni rien, absolument rien de ce qui fait la joie de vivre pour un petit nombre. [...]Rostand, “le poète”?Alors que d’autres pays présentent des Artistes et des Penseurs comme Gérard Hauptmann, Ibsen, Bjornstjerne-Björnson, d’Annunzio, Dostoïevsky, Tolstoï, Gorki. etc., etc., tous écrivains qui se sont penchés fraternellement sur les plaies de l’Homme contemporain, la France, pour tout potage, présente aux affamés de sa lumière spirituelle Cyrano, l’Aiglon et le panache de Rostand?Flûte alors![...] Rostand, le Poète?Vrai, je m’étais fait une autre idée des devoirs d’un Poète à notre époque. [...] La mission traditionnelle du Poète est de s’inquiéter des douleurs, des injustices, des misères populaires de son époque et de s’en ériger l’impitoyable vengeur.[...] Voilà qui serait digne du “Poète”.Mais, lorsqu’on en est déjà pourvu, gagner et entasser de nouveaux millions en lançant sur les planches des pantins en pelure d’oignon et des douleurs chimériques, ça n’est ni beau ni conscience m’obligeait à le proclamer et je ne suis pas fâché de l’avoir fait. Jehan Rictus, point de vue du style aucun de nos auteurs ne l’a égalé dans l’art d’édifier, d’épanouir et de faire éclater la période étincelante. [...] Edmond Rostand s’adressait directement au public, à tous ses publics. Il pensait d’abord à lui, s’emparait de son attention, et forçait son suffrage dans une conclusion brillante, Gheusi, Coquelin, dit Coquelin aîné, le créateur du 1841 - Suresnes 27 janvier de boulanger, il se passionne pour le Théâtre et, en 1859, entre au conservatoire dans la classe de Regnier. Dès 1860 il débute à la Comédie Française dans la plupart des rôles du répertoire classique. Sa brillante interprétation du Mariage de Figaro, de Beaumarchais, fait de lui à vingt trois ans 1862 l’un des acteurs les plus fêtés de Paris... deux ans après, il est sociétaire de la Comédie Française où il reste jusqu’en 1886. Cette année là, il se heurte à l’administration de la Grande Maison, et la quitte. Interdit de représentations en France pour quatre années, il entreprend une tournée triomphale à l’Étranger. Entre 1890 et 1892, il retourne à la Comédie Française il est pensionnaire. Mais épris de liberté, il fonde une compagnie avec laquelle il sillonne la vieille Europe et le Nouveau-Monde. Enfin il entre au Théâtre de la Renaissance en 1895, puis dirige le Théâtre de la Porte Saint-Martin où il crée Cyrano de Bergerac en 1897. Il est Cyrano, rôle qu’il portera plus de quatre cents fois. Fidèle à l’œuvre de Rostand, il joue l’Aiglon, aux côtés de Sarah Bernhardt et meurt durant les répétitions de Chanteclerc... Jean-Yves PatteGrand valet ou premier rôle de Drame, Coquelin fut toujours un comédien de la vieille roche ou de la vieille école, à la diction savante et sonore, au jeu très étudié, un peu appuyé, qui cherche l’effet, et qui l’obtient, mais le sacrifie parfois au naturel où à ce que nous considérons comme tel à présent. [...] Coquelin, illustre vétéran, n’avait pas été détrôné par ses émules les plus jeunes, et qui ont paru plus modernes? Il demeurait comme le plus admirable représentant d’un école théâtrale qui avait eu du bon et dont le meilleur échappait aux variations de la mode. Paul Souday, de Bergerac les raisons d’un succèsA la fin du XIXe s., il paraît difficile pour un auteur de faire du neuf, ou simplement de se faire admettre, car les critères d’admission aux grandes scènes sont étroits. L’art théâtral semble appauvri et vit sur des engouements déjà anciens. Le théâtre bourgeois se coupe des sources mêmes de la création, faisant sien encore le mot du XVIIIe s. par dessus les bouleversements de la Révolution “En France, on aime beaucoup ce que l’on a beaucoup entendu”. Toute la consécration doit venir des salons, des rumeurs flatteuses. Avant de pouvoir accéder à la scène, il faut être soutenu, aimé choisi, choyé, avoir fait ses preuves… Alors, en attendant celui qui sera le héros de demain, le public court les pièces anciennes, succès éprouvés où les “monstres sacrés” – terme forgé par Jean Cocteau –, par leurs seules présences fascinent souvent, même si ils réduisent, par des effets de grandioses auxquels ils s’attachent, la compréhension de la pièce. N’a-t-on pas reproché maintes fois à Sarah Bernhardt de mettre en scène sa propre vie et ses émotions intimes avant de servir les textes des auteurs? De plus la carrure de tels “monstres sacrés” n’écrase-t-elle pas le jeu des acteurs de second plan qui souvent ne passent plus que pour des faire-valoir?Le théâtre d’avant-garde s’essouffle un peu aussi. Antoine 1848-1943, créateur du Théâtre Libre – et qui dirige alors l’Odéon – à côté des grandes pièces du répertoire crée des nouveautés – souvent taxées de “brumeuses” – d’Ibsen, Strindberg ou Hauptmann. Mais il lasse parfois, malgré la grandeur de la tâche entreprise…Et la Comédie légère ne se renouvelle guère, même si l’éternelle histoire de la Coquette, son Mari et son Amant, amuse toujours un public frivole, amateur de “scènes parisiennes”! - car c’est bien connu, de telle situations ne se rencontrent qu’à Paris... D’où vient alors le succès de la pièce? Non seulement elle profite d’une faiblesse passagère de l’histoire du théâtre, mais encore elle fait écho à des préoccupations qui “chatouillent” l’âme française, la flattent aussi sans doute. Car la France, acceptant mal le “désastre de 1870” et qui se voit de plus divisée par l’Affaire Dreyfus - Rostand est d’ailleurs dreyfusard -, trouve soudain en Cyrano de Bergerac un baume apaisant. Le romantisme de “cape et d’épée”, le panache, le courage stimulent un “renouveau moral” auquel des “philosophes” belliqueux, dont Déroulède, aspirent. La “nouvelle France”, celle qui vaincra bien entendu, est à nouveau “debout”. A l’opposé, les esprits pacifiques y voient la réconciliation des vertus du courage et de l’abnégation, sources “d’une force morale” – encore! – qui prône la responsabilité de l’homme et de son destin...Mais pour tous Cyrano de Bergerac incarne le renouveau de l’idéal servi par la poésie et la de ce constat naissent de nouveaux débats. On veut opposer Rostand à Antoine. Une pièce qui porte en elle une histoire “simple et limpide” semble devoir se dresser contre les “tranches de vie” naturalistes, ouvrant vers des perspectives psychologiques alors jamais abordées. “Quel bonheur! Quel bonheur! Nous allons enfin être débarrassés des brouillards scandinaves et des études psychologiques trop minutieuses, et des brutalités voulues du drame réaliste” s’exclame Francisque Sarcey, au lendemain de la première en par-delà tous ces débats, la clef du succès de Cyrano, comme celle d’ailleurs de toutes les “bonnes” pièces ne repose-t-elle pas dans cette constatation émerveillée de Jack London, qui en 1898 assistait à la première américaine de Cyrano, loin des états d’âme français “Plusieurs morceaux semblent contenir mes propres pensées, mes propres sentiments.”Jean-Yves Patte.© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS SA, 1997 Le “vrai” CyranoHercule-Savignien Cyrano de Bergerac 1619-1655 que l’on pourrait croire gascon ne l’est pas, mais le laissait entendre et le laissait dire profitant habilement d’une homonymie qui faisait passer sa modeste noblesse de robe pour une – plus brillante – d’épée... Car son Bergerac natal est un village dans les Yvelines, non en Dordogne! Grâce à cette confusion, il entra comme Cadet dans le régiment des gardes sous la conduite du Capitaine de Casteljaloux... et s’y distingua par sa bravoure. Puis il quitta le service, ayant reçu de profondes blessures, et se voua à l’écriture. Mais grand duelliste, il mena une vie aventureuse qui le réduisit rapidement à la misère. Lorsqu’il meurt, âgé de trente-six ans, il est certes auteur apprécié, Molière et Voltaire lui feront quelques emprunts, mais homme peu goûté...En dehors d’une vie surprenante et digne de voir quelques uns de ses épisodes portés à la scène, Cyrano de Bergerac fut aussi un visionnaire de génie. N’a-t-il pas entrevu une manière de phonographe? Sait-il jamais que son souvenir est enfermé dans des sillons témoins du temps de sa renaissance, un certain 28 décembre 1897?“A l’ouverture de la boîte [de l’une des deux qui semblent être des volumes, l’un de diamant, l’autre de perle], je trouvais dedans un je ne sais quoi de métal presque semblable à nos horloges, plein de je ne sais quels petits ressorts et de machines imperceptibles. C’est un livre à la vérité, mais c’est un livre miraculeux qui n’a ni feuillet, ni caractère; enfin c’est un livre où pour apprendre les yeux sont inutiles; on n’a besoin que des oreilles. Quand quelqu’un donc souhaite lire, il bande avec grande quantité de toutes sortes de petits nerfs de cette machine, puis il tourne l’aiguille sur le chapitre qu’il souhaite écouter [...] Ainsi [il a éternellement autour de lui] tous les grands hommes morts et vivants qui [l’] entretiennent de vive voix.”Cyrano de Bergerac Les États et les Empires de la Lune et du Soleil. D’après la première édition de grandes tiradesextraitsTirade du nezAh! non! c'est un peu court, jeune homme!On pouvait dire... Oh! Dieu!... bien des choses en somme...En variant le ton, - par exemple, tenez Agressif “Moi, monsieur, si j'avais un tel nez,Il faudrait sur le champ que je me l'amputasse!”Amical “Mais il doit tremper dans votre tasse Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap!”Descriptif “C'est un roc!... c'est un pic... c'est un cap!Que dis-je, c'est un cap?... C'est une péninsule!”Curieux “De quoi sert cette oblongue capsule?D'écritoire, monsieur ou de boîte à ciseaux?”Gracieux “Aimez-vous à ce point les oiseauxQue paternellement vous vous préoccupâtesDe tendre ce perchoir à leurs petites pattes?”Truculent “ça, monsieur, lorsque vous pétunez,La vapeur du tabac vous sort-elle du nezSans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée”Prévenant “Gardez-vous, votre tête entraînéePar ce poids, de tomber en avant sur le sol!”Tendre “Faites-lui faire un petit parasolDe peur que sa couleur au soleil ne se fane!”Pédant “L'animal seul, monsieur, qu'AristophaneAppelle HippocampelephantocamélosDut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os!”Cavalier “Quoi, l'ami, ce croc est à la mode?Pour pendre son chapeau c'est vraiment très commode!”Empathique “Aucun vent ne peut, nez magistral,T'enrhumer tout entier, excepté le mistral!”Dramatique “C'est la Mer Rouge quand il saigne!”Admiratif “Pour un parfumeur, quelle enseigne!”Lyrique “Est-ce une conque, êtes-vous un triton?”Naïf “Ce monument, quand le visite-t-on?”Respectueux “Souffrez, monsieur, qu'on vous salue,C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue!”Campagnard “Hé, ardé! c'est-y un nez? Nanain!C'est queuqu'un navet géant ou ben queuqu'melon nain!”Militaire “Pointez contre cavalerie!”Pratique “Voulez-vous le mettre en loterie?Assurément, monsieur, ce sera le gros lot!”Enfin parodiant Pyrame en un sanglot “Le voilà donc ce nez qui a des traits de son maîtreA détruit l'harmonie! Il en rougit, le traître!”- Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez ditSi vous aviez un peu de lettres et d'esprit Mais d'esprit, Ô le plus lamentable des êtres,Vous n'en êtes jamais un atome, et de lettresVous n'avez que les trois qui forment le mot Sot!Eussiez-vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il fautPour pouvoir là, devant ces nobles galeries,Me servir toutes ces folles plaisanteries,Que vous n'en eussiez pas articulé le quartDe la moitié du commencement d'une, carJe me les sers moi-même, avec assez de verve,Mais je ne permets pas qu'un autre me les ballade du duelCYRANO, fermant une seconde les yeux.Attendez!... je choisis mes rimes... Là, j'y suis,Il fait ce qu'il dit, à mesure.Je jette avec grâce mon feutre,Je fais lentement l'abandonDu grand manteau qui me calfeutre,Et je tire mon espadon;Elégant comme Céladon,Agile comme Scaramouche,Je vous préviens, cher Mirmydon,Qu'à la fin de l'envoi je touche!Premiers engagements de fer.Vous auriez bien dû rester neutre;Où vais-je vous larder, dindon?...Dans le flanc, sous votre maheutre?...Au coeur, sous votre bleu cordon?...- Les coquilles tintent, ding-don!Ma pointe voltige une mouche!Décidément... c'est au bedon,Qu'à la fin de l'envoi, je me manque une rime en eutre...Vous rompez, plus blanc qu'amidon?C'est pour me fournir le mot pleutre!- Tac! je pare la pointe dontVous espériez me faire le don; -J'ouvre la ligne, - je la bouche...Tiens bien ta broche, Laridon!A la fin de l'envoi, je touche.Il annonce solennellement ENVOIPrince, demande à Dieu pardon!Je quarte du pied, j'escarmouche,Je coupe, je feinte...Se fendant.Hé! là donc!Le vicomte chancelle; Cyrano salue.A la fin de l'envoi, je merci!Et que faudrait-il faire?...Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,Et comme un lierre obscur qui circonvient un troncEt s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce,Grimper par ruse au lieu de s'élever par force?Non, merci. Dédier, comme tous ils le font,Des vers aux financiers? se changer en bouffonDans l'espoir vil de voir, aux lèvres d'un ministre,Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre?Non, merci. Déjeuner, chaque jour, d'un crapaud?Avoir un ventre usé par la marche? une peauQui plus vite, à l'endroit des genoux, devient sale?Exécuter des tours de souplesse dorsale?...Non, merci. D'une main flatter la chèvre au couCependant que, de l'autre, on arrose le chou,Et donneur de séné par désir de rhubarbe,Avoir son encensoir, toujours, dans quelque barbe?Non, merci! Se pousser de giron en giron,Devenir un petit grand homme dans un rond,Et naviguer, avec des madrigaux pour rames,Et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames?Non, merci! Chez le bon éditeur de SercyFaire éditer ses vers en payant? Non, merci!S'aller faire nommer pape par les concilesQue dans des cabarets tiennent des imbéciles?Non, merci! Travailler à se construire un nomSur un sonnet, au lieu d'en faire d'autres? Non,Merci! Ne découvrir du talent qu'aux mazettes?Etre terrorisé par de vagues gazettes,Et se dire sans cesse oh, pourvu que je soisDans les petits papiers du Mercure François?Non, merci! Calculer, avoir peur, être blême,Préférer faire une visite qu'un poème,Rédiger des placets, se faire présenter?Non, merci! non, merci! non, merci! Mais... chanter,Rêver, rire, passer, être seul, être libre,Avoir l'œil qui regarde bien, la voix qui vibre,Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,Pour un oui, pour un non, se battre, - ou faire un vers!Travailler sans souci de gloire ou de fortune,A tel voyage, auquel on pense, dans la lune!N'écrire jamais rien qui de soi ne sortitEt modeste d'ailleurs, se dire mon petit,Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles!Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard,Ne pas être obligé d'en rien rendre à César,Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,Bref, dédaignant d'être le lierre parasite,Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul,Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul!Phonographie - Cyrano de BergeracPremier Acte Une représentation à l'Hôtel de Bourgogne. Navré des rodomontades de l'acteur Montfleury, Cyrano de Bergerac empêche cet acteur de jouer. "Coquin, ne t'ai-je pas interdit pour un mois ?". Les Précieux, petits marquis et pédants soutiennent l'acteur, et se fâchent. Le ton monte. Un vicomte - moins pleutre que les autres - se veut brave, mais se couvre de ridicule Acte I, scène 4 "Attendez, je vais lui lancer un de ces traits…" [Il s'avance vers Cyrano qui l'observe, écrit Rostand, et se campant devant lui d'un air fat.] "Vous… vous avez un nez… heu… un nez… très grand." C'est alors que Cyrano lui réplique André Brunot Tirade du Nez / 1938Disque Columbia L 850 / D 19 060André Brunot a fait ses débuts sur la scène dans "Les Précieuses ridicules", de Molière au Théâtre Sarah Bernhardt - Théâtre de la Ville -. Car, en 1900, la Comédie Française ayant brûlé, sa troupe avait trouvé sur cette scène un refuge en attendant la reconstruction de nouveaux locaux. Puis en 1938, il est "le" Cyrano de la pièce de Rostand lorsque celle-ci est inscrite au répertoire de la Comédie Française. Enfin André Brunot se produit encore à l'Odéon, marquant ainsi les scènes de deux des théâtres parmi les plus actifs foyers de création de son temps. 2/ Denis d'Inès la Tirade du Nez / 1928Disque Gramophone BS 3681 / 31376 / P818Après des débuts remarqués en 1909 au Théâtre de l'Odéon - dans la mort de Pan d'A. Arnoux -. Denis d'Inès entre à la Comédie-Française sous le "proconsulat" d'Émile Fabre - qui s'étend de 1915 à 1936 -. C'est une période difficile les attaques sont féroces "la Comédie-Française a cessé d'être un théâtre pour devenir un cimetière" proclame Pierre Brisson. Pourtant la "grande maison" qui reçoit une subvention misérable, conserve de rares artistes qui lui sont fidèles… Ceux-là seront à la source même du renouveau du Théâtre, comme Fernand Ledoux, Mary Marquet, Berthe Bovy, Madeleine Renaud…3/ Camille Dumény la Tirade du Nez et commentaire. Disque 1254 et 1255 /1908Avant d'être "du Gymnase" ou "du Vaudeville", Camille Dumény est de l'Odéon. Là il côtoie les plus grands sous la direction d'Antoine. On pense à De Max, bien sûr, mais aussi à Réjane aux côtés de laquelle il crée Amoureuse, de Georges de Porto-Riche, en 1899. Malgré son départ de l'Odéon, il n'en reste pas moins un fidèle de cette maison. Il vient régulièrement y donner des "causeries", où il explique sa manière d'aborder un rôle ou de comprendre un texte. Ces "causeries", selon le mot qu'il choisit lui-même, sont si recherchées par un public mondain qu'il en diffuse les meilleurs moments par le disque !4/ Dessarneaux la Tirade du Nez / 1900Berliner 276 / 31 151. est Monsieur Dessarneaux ? Si lui aussi a été tenté par l'humour et le regard amusé que Cyrano porte sur lui-même, pas une coupure de la presse de l'époque ne semble avoir retenu le nom de cet interprète. Cet homme, si avare en traces historiques, est-il véritable ? On sait en effet que les techniques d'enregistrement d'alors imparfaites et qui demandaient parfois à l'artiste de "forcer" son art - au risque de le trahir - rebutaient les plus grands acteurs ; mais l'un d'entre eux, tenté par l'expérience phonographique, aurait-il choisi un pseudonyme ?5/ Paul-Joseph Duparc la Tirade du Nez /1 899Cylindre Pathé 2789Paul-Joseph Aye, dit Duparc, est aussi un acteur qui "monte" à Paris. Il fait ses débuts à Toulouse, en 1875-75, puis passe par Bordeaux avant de gagner Paris en 1877-78. Mais c'est pour mieux repartir vers Marseille, Alger, St-Étienne… et revenir de nouveau à Paris en 1882-84, où il semble se fixer. Il entre à l'Odéon, en 1885 où il fait toute sa carrière, ce qui lui vaudra d'être nommé Officier d'Académie en 1903. Sauf en 1898, où il fait une saison à l'Ambigu, il est un des piliers de la troupe. Là, il occupe nombre de seconds rôles et emplois de "Raisonneurs". Sans doute inspiré par De Max, véritable idole qu'il côtoie sur scène, il enfle un peu sa diction, visant les effets déclamatoires sublimes du grand Victor Lejal la Tirade du Nez / 1899Cylindre Lioret. Sans être une des plus grandes figures du Caf'Conc', Victor Lejal n'en est pas moins un de ses meilleurs témoins, une vedette de la Scala. Ses imitations de Paulus, auxquelles comme beaucoup alors il se livre pour la plus grande joie de ses admirateurs, lui valent des ovations. Sa figure réjouie et son air dégourdi lui attirent les sympathies. On comprend dès lors qu'il ait voulu à son tour endosser la truculente personnalité de Cyrano. L'a-t-il jamais déclamé sur la scène, ou l'a-t-il simplement gravé pour les amateurs d'Edmond Rostand lors de quelques unes de ses séances d'enregistrement chez Henri Lioret ?7/ Lombard la Tirade du Nez / 1898Cylindre carrière de Lombard témoigne du parcours d'un artiste qui, venu de la province où il a reçu sans doute une formation très classique, "monte" à Paris. Depuis le Théâtre de Rochefort où il se produit vers 1881-82, il tente plusieurs scènes parisiennes entre 1883 et 1885, avant de gagner Montmartre où, à l'instar de nombreux autres artistes, il est diseur. Sans être l'égal des plus célèbres, il campe un Cyrano plein de bonhomie et n'hésite pas à teinter cette fameuse tirade d'un peu d'accent du Sud-ouest, ce qui ne manque pas de personnaliser un rôle tout frais marqué de la superbe de la plaisanterie n'est pas du goût du vicomte. Il se sent offensé. Le ton monte encore, mais cette fois on ne rit plus c'est le duel inévitable [Acte I, scène 4]. Fort de sa Tirade du Nez, Cyrano se propose de dépêcher le vicomte en vers. "- Cyrano Je vais vous donner un petit coup charmant. - Le vicomte, méprisant Poète !… - Cyrano Oui, monsieur, poète ! et tellement, Qu'en féraillant je vais - hop - à l'improvisade Vous composer une ballade."8/ Jean Coquelin présente l'interprétation historique de son père / 1943 ?Disque de l'Association Française de Gramophilie [ n° - édité en 1946 - Sur l'autre face de ce disque est présenté un repiquage "bricolé" du cylindre "paradis" destiné originellement au Phono-cinéma. Seules les acclamations ont été conservées et mixées au cylindre n°3341. Mais sur la première face de ce disque, celui qui a créé Ragueneau, Jean Coquelin, se souvient de son père travaillant le rôle de Cyrano. Enregistré avant 1944, année de sa mort, la voix de Jean Coquelin réveille les échos d'heures fastes de l'histoire du théâtre français. 9/ Constant Coquelin, dit l'Aîné la Ballade du DuelCylindre Pathé n° 3341 / 1903Le créateur du rôle ne pouvait manquer d'immortaliser cette œuvre à la mesure de son talent, à la démesure même sans aucune connotation péjorative. Une autre version de cette tirade a existé - on en conserve un pâle reflet au travers d'un repiquage de 1946 - avec les acclamations de la foule sur un très gros cylindre "paradis" destinée au Phono-cinéma, ancêtre du cinéma parlant. Mais le cylindre édité, seul survivant - l'unique "paradis", paraîssant assez altéré, semble désormais perdu - reste supérieur au repiquage ancien. La verve et la faconde de celui qui a donné son âme au nouveau Cyrano éblouissent de nouveau par delà le témoignage Deuxième La rôtisserie des poètesDans la rôtisserie de Ragueneau, Pâtissier-poète, "l'affaire" du Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne, et ses suites sont vivement commentées. Dans un coin, Cyrano écoute ces flatteuses rumeurs, mais il a d'autres projets en tête. Il est amoureux de la belle Roxane, et n'ose lui confier sa flamme il se trouve trop laid. Cependant cette dernière demande à le voir. Le cœur de Cyrano s'enflamme… Sur ces entrefaits, son ami Lignière est menacé par "cent hommes" qui veulent lui faire rendre raison pour une mauvaise chanson satyrique. Cyrano, fort du rendez-vous accordé par l'élue de son cœur ne sent plus sa force et met en déroute la troupe qui menaçait son arrive enfin. Mais il est déçu, c'est Christian qu'elle aime et elle tremble pour lui, car il vient d'entrer dans la compagnie des Cadets de Gascogne, réputés pour leur audace. Cyrano ne voudrait-il pas le protéger? Par amour pour Roxane, il y consent et rencontre les fameux Cadets de Gascogne qui l'accueillent. [Acte II, scène 7]10/ Paul-Joseph Duparc Les Cadets de Gascogne Cylindre Pathé n° 2982 1901Mais aussitôt, Cyrano se prend de querelle avec de Guiche qui avait fait placer des hommes pour dérouter Lignère. Cette altercation menace la car-rière et la tranquillité de l'héroïque bretteur. Le Bret, son fidèle ami, s'inquiète pour lui et lui fait comprendre qu'il devrait chercher un protecteur puissant. Ainsi il pourrait laisser libre cours à son génie littéraire plutôt qu'à sa querelleuse bravoure. Cyrano se récrie. [Acte II scène 8]11/ André Brunot Non Merci ! / 1938Disque Columbia L 850 / D 19 06012/ Denis d'Inès Non Merci ! / 1928Disque Gramophone BS 3681 / 31376 / P81813/ Jules Leitner Non merci ! / 1902Disque Gramophone G&T 31 305Jules Leitner "de la Comédie Française" est réputé pour l'excellence de sa diction et la profondeur du travail de ses personnages. Nommé professeur de Diction au Conservatoire, il formera des générations de comédiens à une attentive écoute des mots, à l'acte tragique. Lorsqu'ilprend sa retraite en 1934, Louis Jouvet lui succéde au Conservatoire. Deux mondes opposés… Jouvet prône la "désincarnation de soi" pour "vivre une vie que l'on a pas vécue", tandis que Leitner représente encore "la vieille école", l'aboutissement de l'art ancien de la tragédie, de la déclamation qui avec "les monstres sacrés" Sarah Bernhardt, Mounet Sully, de Max… a alors atteint ses limites extrêmes et magnifiques. 14/ Louis Gauthier Non merci ! /1901Disque Gramophone G&T 31 053Après un second prix de Comédie, obtenu en 1887, Louis Gauthier entre à l'Odéon la même année. Rapidement il se fait remarquer dans "Turcaret" de Lesage et comme interprète des pièces de Louis de Curel, auteur moderne, l'un des pères du théâtre d'idées du courant naturaliste. Puis il quitte l'Odéon en 1892. S'ouvre alors devant lui une carrière qui le conduit sur toutes les plus grandes scènes, tant à Paris qu'en Province. Il joue au Grand-Théâtre, à l'Ambigu, aux Folies-Dramatiques, à la Porte Saint-Martin, au Gymase, au Vaudeville, à la Renaissance, au Théâtre Fémina, au Théâtre Réjane, à la Comédie des Champs-Elysées, au Châtelet, au Théâtre Sarah Bernhardt, au Théâtre des Arts, au Théâtre Antoine, au Théâtre Pigalle, à l'Alhambra de Lille, au Théâtre Montparnasse… C'est aux Variétés de Marseille, en 1900, qu'il joue Cyrano. Acteur prolixe, il a joué environ six-cents pièces, dont soixante-huit créations. En outre, grand sportif, il est l'auteur d'un traité de natation en 1919 après avoir sauvé deux enfants de la Charles Monval ? Non Merci ! /1898Cylindre de la Maison de la Bonne PresseLa Maison de la Bonne Presse distribue un répertoire choisi, depuis l'Opéra jusqu'aux chansons "de bon ton" pour une clientèle aux goûts classiques. Elle fonde aussi sa réputation sur le moindre coût de ses produits des ouvrages pieux au phonographes. Ce choix entraîne nécessairement l'emploi d'artistes moins en vue que ceux des plus grandes scènes. Sans cette politique "bon marché", Charles Monval qui occupe "les petits emplois" au Théâtre du Palais-Royal, aurait-il eu jamais l'occasion de revêtir la cape de Cyrano ? … et de laisser l'un des rares témoignage sonores de sa carrière - le seul ?, puisqu'il meurt brutalement en 1899, à l'âge de 57 ans - témoignage de son art et de celui des artistes qui, comme lui, ont des emplois Cyrano rencontre Christian. Celui-ci s'avère plus que maladroit, et quelque peu écervelé… Mais il est beau, il plaît à Roxane… et Cyrano a promis. Acte Troisième Le baiser de RoxanePeu à peu Cyrano offre à Christian tout l'amour qu'il portait à Roxane et dicte au jeune "sot" ses plus beaux serments. Ainsi, il se fond lui même dans le bellâtre, comme pour aimer sa belle au travers du sourire d'un autre, plus beau.[Acte III, scène 8]16/ Mlle Clervanne et Roger Monteaux La scène du balconDisque Odéon XXP 6932 - / 1934Rien de bien révolutionnaire dans cette interprétation. La création de Coquelin et la reprise de Le Bargy en 1913 semblent avoir fixé une tendance "historique", un style. Mlle Clervanne, de l'Odéon, et Roger Monteaux, de la Comédie-Française, donnent un fidèle reflet des stéréotypes d'alors quand la Comédie-Française restait hermétique à toute innovation. Cyrano fanfaronne un peu, quoique dans un registre tendre ce qui peut sembler paradoxal, et la douce Roxane est plus précieuse que les Précieuses de Molière ! Mais il faut être juste, c'est sans doute une des scènes les moins faciles de la pièce… D'ailleurs c'est l'une des moins portées au disque aussi. La ruse réussit si bien que ce même soir Roxane épouse Christian. Mais il doit aussitôt partir à la guerre. Acte quatrième Les Cadets de guerre fait rage, les Cadets de Gascogne se battent à Arras. Roxane retrouve Christian au mépris du danger, et lui ouvre son cœur. Christian comprend alors qu'elle aime plus les lettres et les mots dictés par Cyrano que lui-même. Désespéré il court au devant du feu ennemi et se fait tuer. Devant la douleur de Roxane, Cyrano cherche la mort, plutôt qu'avouer la vérité que Christian avait demandé à son ami de cinquième La Gazette de ans ont passé. Roxane, pour trouver un apaisement à sa douleur, s'est retirée au couvent des Dames de la Croix. Cyrano vient souvent lui rendre visite. Un soir, Le Bret apprend à Cyrano que l'on veut attenter à ses jours. Ce dernier n'en a cure, mais à quelque distance de là, une poutre de bois tombe sur sa tête. Il se fait porter mourant vers Roxane qui comprend, enfin, que son plus fidèle et véritable amant est celui qu'elle à toujours cru son ami dévoué…Ainsi Roxane et Cyrano ne vieilliront pas ensemble. C'est pourtant ce que de tous ses vœux Rosemonde Gérard leur aurait souhaité. Mais Madame Rostand n'influence pas le cours de la vie de Cyrano! Pas plus d'ailleurs qu'elle n'a pu prophétiser la sienne. Edmond Rostand, n'a pas vieilli à ses côtés. Il a choisi d'autres amies avant de disparaître en 1918. La mort de l'Hiver, poème d'Edmond Rostand, illustre la carrière mondaine de cet auteur, connu d'abord pour ses textes délicatement ciselés. Lues ou déclamées dans les salons, ces poésies, destinées à toutes les oreilles, sont saluées de murmures flatteurs. Ce sont ces mêmes murmures qui lentement ont porté Edmond Rostand au devant de la scène. Là, ils ont cédé le pas aux ovations frénétiques. 17/ Charles Le Marchand La mort de l'Hiver Edmond Rostand / 1902Cylindre Edison n° 17 384 Charles Le Marchand n'est pas à proprement parler un artiste de premier plan. Il fit ses débuts au Théâtre Historique en 1890 avant d'intégrer la troupe du Théâtre Sarah Bernhardt, fondé en 1898, où il tint des emplois de second rôle. Sa voix aux incontestables qualités phonogéniques, sa diction claire lui permirent d'enregistrer de nombreuses fois des poèmes et des pièces de salons… comme cette "mort de l'hiver." 18/ Sarah Bernhardt Les Vieux [Madame Rostand Rosemonde Gérard] Disque Gramophone G&T 31 172 / 1902On ne présente plus Sarah Bernhardt, mythique actrice du théâtre du XIXe s. et du début du XXe s. Créatrice de quelques-uns des plus beaux rôle écrits par Edmond Rostand - écrits d'ailleurs pour elle - la "grande Sarah" n'est pas étrangère au succès de Cyrano. Amie de Coquelin, elle a présenté, dit-on, les deux hommes. Elle a même joué ce rôle, prenant goût à se travestir, et faisant sans doute un Cyrano bien extravagant. Est-ce en amie de Rostand ou de Rosemonde Gérard qu'elle enregistre ce poème? Quoiqu'un peu oubliée aujourd'hui, la poétesse mondaine n'en reste pas moins l'auteur de la célèbre formule que répètent à l'envi tous les amoureux du monde qui s'aiment "aujourd'hui plus qu'hier et moins bien que demain"…Jean-Yves Patte© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS SA, 1997 Ecouter Cyrano de Bergerac d Edmond Rostand livre audio © Frémeaux & Associés / Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien livres audio sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc.... Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal. Message Citation de "sibelius" Du temps que, sur les eaux, toutes choses vivantes Vivaient dans l’Arche de Noé Les femmes, les bergers, les animaux, les plantes, On eut besoin d’un messager ; D’un messager discret, aventureux et sage, Qui puisse voler et monter Plus haut que l’horizon, la brise et le nuage, Jusqu’au Seigneur d’éternité. L’Aigle se proposa Non ! ton aile est méchante, » S’écria Noé… Je suis sûr Qu’elle épouvanterait les étoiles tremblantes Qui gardent la porte d’azur. » Le Hibou s’avança Ce n’est pas ton affaire, Pauvre bête au pénible vol, Car le soleil t’aveuglerait de sa lumière… – Alors, moi ? » dit le Rossignol ; Toi ?» dit Noé, hélas ! le moindre clair de lune Réveillerait ton chant divin. Et, grisé de musique au bord de la nuit brune, Tu perdrais toujours ton chemin. Non, ce qu’il me faudrait, ce n’est pas ton délire, Ni les ailes de l’alcyon ; Ce n’est qu’un messager modeste, et qui n’attire Aucunement l’attention. » À ces mots, un petit oiseau couleur de terre Vint devant lui se présenter Je n’ai », dit-il, ni rang, ni ruse, ni mystère, Mais j’ai ma bonne volonté ; Donnez-moi le message, et, dans quelques secondes, J’aurai pu passer sans péril ; Je suis l’oiseau le plus ordinaire du monde Choisissez-moi ! – Ainsi soit-il ! » Fit Noé, lui donnant le message céleste Pars, mon petit Martin-Pêcheur ; Nous t’attendons ici, dans ce bateau qui reste Éternellement voyageur. » Et le Martin-Pêcheur, sortant par la fenêtre, S’élança dans le jour nacré, Parmi cet air lavé de pluie et que, peut-être, Personne n’avait respiré. Il monta ! Il monta ! chargé de son message Qu’il se répétait tout le temps ; Il traversa l’éclair, la brise, le nuage, Volant toujours, toujours montant ; Mais, lorsqu’il eut touché la voûte sans mélange Du vrai ciel où demeure Dieu, Il ne put, n’ayant pas les poumons d’un archange, Respirer un air aussi bleu ; Et, son cœur étouffé comme au milieu des ronces, Il retomba fou de clarté, N’ayant pas eu le temps d’attendre la réponse Qu’il espérait tant rapporter ! Il revit l’arche… Il frappe à la fenêtre… On ouvre… Toi ? » dit Noé… Que tu es beau ! Quel est ce manteau bleu, si bleu, qui te recouvre ? – Mais non, je n’ai pas de manteau. Un manteau merveilleux ! éblouissant de charme ! - Comment ? » fit le Martin-Pêcheur. Ah ! » dit Noé, tombant à genoux, tout en larmes… C’est la réponse du Seigneur ; Car je lui demandais ardemment que nous eûmes La preuve d’un sort éternel, Et voici qu’il daigna m’envoyer, sur tes plumes, Un vrai petit morceau de ciel. » Le Déluge cessa. Tout refleurit sur terre Les saisons, les nuits et les jours ; Et tous les cœurs humains de nouveau s’approchèrent Du feu, de l’orgueil, de l’amour… Mais le Martin-Pêcheur, le messager céleste, Garda l’éternel manteau bleu Afin que nous sachions que, seul, un cœur modeste Peut parfois s’approcher de Dieu. un grand merci au poéte et merci pour ce beau partage passez une belle journée Citation de "sibelius"Et une pensée pour notre Eglantier Prenez sa succession, cher Damiel en effet ...je ferrai de mon mieux... que dieu vous benisse Citation de "damiel33"Citation de "sibelius"Et une pensée pour notre Eglantier Prenez sa succession, cher Damiel en effet ...je ferai de mon mieux... que Dieu vous bénisse Qu' Il vous bénisse aussi Citation de "damiel33"Citation de "sibelius" Du temps que, sur les eaux, toutes choses vivantes Vivaient dans l’Arche de Noé Les femmes, les bergers, les animaux, les plantes, On eut besoin d’un messager ; D’un messager discret, aventureux et sage, Qui puisse voler et monter Plus haut que l’horizon, la brise et le nuage, Jusqu’au Seigneur d’éternité. L’Aigle se proposa Non ! ton aile est méchante, » S’écria Noé… Je suis sûr Qu’elle épouvanterait les étoiles tremblantes Qui gardent la porte d’azur. » Le Hibou s’avança Ce n’est pas ton affaire, Pauvre bête au pénible vol, Car le soleil t’aveuglerait de sa lumière… – Alors, moi ? » dit le Rossignol ; Toi ?» dit Noé, hélas ! le moindre clair de lune Réveillerait ton chant divin. Et, grisé de musique au bord de la nuit brune, Tu perdrais toujours ton chemin. Non, ce qu’il me faudrait, ce n’est pas ton délire, Ni les ailes de l’alcyon ; Ce n’est qu’un messager modeste, et qui n’attire Aucunement l’attention. » À ces mots, un petit oiseau couleur de terre Vint devant lui se présenter Je n’ai », dit-il, ni rang, ni ruse, ni mystère, Mais j’ai ma bonne volonté ; Donnez-moi le message, et, dans quelques secondes, J’aurai pu passer sans péril ; Je suis l’oiseau le plus ordinaire du monde Choisissez-moi ! – Ainsi soit-il ! » Fit Noé, lui donnant le message céleste Pars, mon petit Martin-Pêcheur ; Nous t’attendons ici, dans ce bateau qui reste Éternellement voyageur. » Et le Martin-Pêcheur, sortant par la fenêtre, S’élança dans le jour nacré, Parmi cet air lavé de pluie et que, peut-être, Personne n’avait respiré. Il monta ! Il monta ! chargé de son message Qu’il se répétait tout le temps ; Il traversa l’éclair, la brise, le nuage, Volant toujours, toujours montant ; Mais, lorsqu’il eut touché la voûte sans mélange Du vrai ciel où demeure Dieu, Il ne put, n’ayant pas les poumons d’un archange, Respirer un air aussi bleu ; Et, son cœur étouffé comme au milieu des ronces, Il retomba fou de clarté, N’ayant pas eu le temps d’attendre la réponse Qu’il espérait tant rapporter ! Il revit l’arche… Il frappe à la fenêtre… On ouvre… Toi ? » dit Noé… Que tu es beau ! Quel est ce manteau bleu, si bleu, qui te recouvre ? – Mais non, je n’ai pas de manteau. Un manteau merveilleux ! éblouissant de charme ! - Comment ? » fit le Martin-Pêcheur. Ah ! » dit Noé, tombant à genoux, tout en larmes… C’est la réponse du Seigneur ; Car je lui demandais ardemment que nous eûmes La preuve d’un sort éternel, Et voici qu’il daigna m’envoyer, sur tes plumes, Un vrai petit morceau de ciel. » Le Déluge cessa. Tout refleurit sur terre Les saisons, les nuits et les jours ; Et tous les cœurs humains de nouveau s’approchèrent Du feu, de l’orgueil, de l’amour… Mais le Martin-Pêcheur, le messager céleste, Garda l’éternel manteau bleu Afin que nous sachions que, seul, un cœur modeste Peut parfois s’approcher de Dieu. un grand merci au poéte et merci pour ce beau partage passez une belle journée poétesse finalement bravo .. voici sa biographie Rosemonde GÉRARD ROSTAND 1866-1953 Sa biographie Portrait de Rosemonde GÉRARD ROSTAND Louise-Rose-Étiennette Gérard, dite Rosemonde Gérard, poétesse française, est née le 5 avril 1866 à Paris où elle est morte le 5 juillet 1953. Elle est la petite-fille du comte Étienne Maurice Gérard, héros de Wagram. Son parrain est le poète Leconte de Lisle et son tuteur Alexandre Dumas. Dodette était son surnom familier. Son prénom de scène, Rosemonde, lui vient de sa grand-mère, Rosemonde de Valence, fille du comte de Valence et épouse du maréchal Gérard. Dans son ascendance, elle comptait aussi la célèbre Mme de Genlis. Son père était le comte Gérard, fils du maréchal. Orpheline de père, elle avait dans son conseil de famille Alexandre Dumas et Leconte de Lisle. Rosemonde Gérard avait signé de son vrai nom Les Pipeaux », parus en 1889. Le 8 avril 1890, Edmond Rostand épouse Rosemonde Gérard à Paris en l’église Saint-Augustin. Cette dernière, qui demeurait alors avec sa mère, 107, boulevard Malesherbes a pour témoin Jules Massenet. Le jeune ménage vient tout d’abord habiter 107, boulevard Malesherbes et peu après 2, rue Fortuny. C’est là qu’allaient naître Maurice Rostand, puis Jean Rostand. En 1897, les Rostand achetent, 29, rue Alphonse de Neuville, un petit hôtel qu’ils abandonnent en 1900 pour se fixer à Cambo-les-Bains. A côté des Musardises », et pour les mieux comprendre, il faut placer Les Pipeaux », publiés un an plus tôt 1889. Ce sont les accents mélangés de deux jeunes poètes sentimentaux, qui sont un peu précieux l’un et l’autre et qui raffinent » sur le double sentiment de la nature et de l’amour, avec une technique aussi savante chez l’un que chez l’autre, car Rosemonde Gérard écrit avec autant de virtuosité que son mari les poèmes à forme fixe, sonnets, triolets et rondeaux. Elle fut avec bonheur l’âme d’une jeunesse chantante, donnant confiance à Edmond Rostand et rivalisant avec lui dans le dessein de l’encourager. Pour se convaincre de son rôle bénéfique, il suffit d’ouvrir ces légers Pipeaux » et de les feuilleter quelques instants. La nature y est tout entière présente. Un grand nombre de ces poèmes ont été mis en musique, par Emmanuel Chabrier notamment. Sans ambition personnelle, elle a semblé toute dévouée à l’art et à la gloire de son mari. Plus que femme de théâtre au sens d’actrice, elle fut surtout poète. Elle joua la comédie rarement, dont une fois dans le rôle de Roxane de Cyrano de Bergerac, avec Sarah Bernhardt qui lui donnait la réplique en Cyrano. belle fin de journée sib et merci encore Ma morte vivante Dans mon chagrin rien n'est en mouvement J'attends personne ne viendra Ni de jour ni de nuit Ni jamais plus de ce qui fut moi-même Mes yeux se sont séparés de tes yeux Ils perdent leur confiance ils perdent leur lumière Ma bouche s'est séparée de ta bouche Ma bouche s'est séparée du plaisir Et du sens de l'amour et du sens de la vie Mes mains se sont séparées de tes mains Mes mains laissent tout échapper Mes pieds se sont séparés de tes pieds Ils n'avanceront plus il n'y a plus de routes Ils ne connaîtront plus mon poids ni le repos Il m'est donné de voir ma vie finir Avec la tienne Ma vie en ton pouvoir Que j'ai crue infinie Et l'avenir mon seul espoir c'est mon tombeau Pareil en tien cerné d'un monde indifférent J'étais si près de toi que j'ai froid près des autres. Paul Eluard... Citation de "damiel33"rayon de soleil qui bruni mon coeur dans la peau d'un ours blanc qui s'évade vers des lieux deserts des songes éphémères qui guident mes flots Dans le parcours sans bruit d'un rêve brulant forgé par des sentiments qui vaporent révant la possiblité d'un nous deux...un jour un fardeau de rancoeur m'envahit Laissant un gout amer .... Mon coeur allourdi par la tristesse empeche toutes les tentatives... et dresse un barage ...a ton retour imprévu... vers ma tour d'ivoire ou tu n'as laissé qu'une trace Une pensée une fumée au lointain qui s'éloigne en mirage Comme un rais de soleil au loin qui disparait vers l'horizon.... dami....33 c'est pour toi et rien que pour toi.. que je suis encore là .. hier aujourd'hui ou demain..je n'attendrai que toi en partant si loin .. l'amour grandit en moi ... en gardant l'èspoir ... possible de revoir un jour ton sourire.. ? ne me fais pas trop attendre.. mon beau trésor.. ton absence me fait oublier qui je suis... Citation de "damiel33"c'est pour toi et rien que pour toi.. que je suis encore là .. hier aujourd'hui ou demain..je n'attendrai que toi en partant si loin .. l'amour grandit en moi ... en gardant l'èspoir ... possible de revoir un jour ton sourire.. ? ne me fais pas trop attendre.. mon beau trésor.. ton absence me fait oublier qui je suis... Tout simple et très joli. Merci Bisous Citation de "morganna"Citation de "damiel33"c'est pour toi et rien que pour toi.. que je suis encore là .. hier aujourd'hui ou demain..je n'attendrai que toi en partant si loin .. l'amour grandit en moi ... en gardant l'èspoir ... possible de revoir un jour ton sourire.. ? ne me fais pas trop attendre.. mon beau trésor.. ton absence me fait oublier qui je suis... Tout simple et très joli. Merci Bisous merci pour ta douce lecture morga gros bisous aussi bonne soirée Le Sommet Au détour d'un chemin où j'errais un soir de mélancolie, J'ai rencontré une montagne. Elle est belle, élégante, harmonieuse. Ses vallées sont profondes et confortables, Ses forêts, douces et chaleureuses Ses parfums enivrants à la folie. Je sais qu'à son sommet je trouverai le bonheur. Mais pour l'atteindre, je dois être patient, Savoir accepter d'être rejeté par ses humeurs, Trouver le bon chemin, faire quelques fois marche arrière Savoir supporter ses hésitations, ses caprices. Savoir attendre que finissent ses silences qui m'angoisseront, Savoir endurer ses longs froids d'hiver Ou ses chaudes journées d’été. Au sommet, il y a le ciel bleu, l'hiver comme l'été, La quiétude, la douceur, le plaisir d'être enfin là, Avec elle, en harmonie! Mais je devrai rester seul parfois, Blotti dans la neige, contre un mur froid. Mes larmes pourront geler, mes cris disparaitre dans la nuit, Pour arriver à son sommet, je devrai franchir des interdits, Découvrir les passages, caressant ses flancs, Embrassant ses prairies. J'avancerai doucement pas à pas, Lentement pour ne pas glisser. Car au pied de la montagne, il y a un gouffre. Il est profond, sombre et froid. Il est remplit de tristesse et de douleur. Une tristesse qui vous mine chaque jour, Une douleur qui vous tord le ventre chaque nuit. Le moindre faux pas, la moindre maladresse Et le gouffre me dévorera. Mais c'est la montagne qui décide, Car elle seule sait ce que je peux lui apporter. Même si je sais qu'elle est fragile derrière sa rudesse, Même si je sais qu'elle peut trembler souvent Quand elle se sent seule. Même si je sais qu'elle peut pleurer comme moi, Si je ne réussis pas... - Patrick Moana - Citation de damiel33 c'est pour toi et rien que pour toi.. que je suis encore là .. hier aujourd'hui ou demain..je n'attendrai que toi en partant si loin .. l'amour grandit en moi ... en gardant l'èspoir ... possible de revoir un jour ton sourire.. ? ne me fais pas trop attendre.. mon beau trésor.. ton absence me fait oublier qui je suis... ....doucement doucement les matins pas trop vite le soir...en passant par ici un gros coucou a tout le monde et bonne année aussi ... meme si c'est un peu tard..sourire amicalement..... Dami Citation de damiel33 ....doucement doucement les matins pas trop vite le soir...en passant par ici un gros coucou a tout le monde et bonne année aussi ... meme si c'est un peu tard..sourire amicalement..... Dami CADEAU .... Louise-Rose-Étiennette Gérard, dite Rosemonde Gérard, poétesse française, est née le 5 avril 1871 à Paris où elle est morte le 5 juillet est la petite-fille du comte Étienne Maurice Gérard, héros de Wagram. Son parrain est le poète Leconte de Lisle et son tuteur Alexandre Dumas. Dodette était son surnom familier. Biographie Son prénom de scène, Rosemonde, lui vient de sa grand-mère, Rosemonde de Valence, fille du comte de Valence et épouse du maréchal Gérard. Dans son ascendance, elle comptait aussi la célèbre Mme de Genlis. Son père était le comte Gérard, fils du maréchal. Orpheline de père, elle avait dans son conseil de famille Alexandre Dumas et Leconte de Gérard avait signé de son vrai nom Les Pipeaux, parus en 8 avril 1890, Edmond Rostand épouse Rosemonde Gérard à Paris en l'église Saint-Augustin. Cette dernière, qui demeurait alors avec sa mère, 107, boulevard Malesherbes a pour témoin Jules jeune ménage vient tout d'abord habiter 107, boulevard Malesherbes [2]et peu après 2, rue Fortuny. C'est là qu'allaient naître Maurice Rostand, puis Jean Rostand. En 1897, les Rostand achetaient, 29, rue Alphonse de Neuville, un petit hôtel qu'ils devaient abandonner en 1900 et vendre ensuite pour se fixer à Cambo-les-Bains. Son oeuvre Chacune des pensées d'Edmond Rostand avait une rime,chacun de ses regards un reflet,chacune de ses actions un symbole. RosemondeLa dolente inflexion du cou,les longs cils relevés et les cheveux d'or flouEt les yeux étonnés de pourpre angélique. Edmond Rostand, son épouxA côté des Musardises, et pour les mieux comprendre, il faut placer Les Pipeaux, publiés un an plus tôt 1889. Ce sont les accents mélangés de deux jeunes poètes sentimentaux, qui sont un peu précieux l'un et l'autre et qui "raffinent" sur le double sentiment de la nature et de l'amour, avec une technique aussi savante chez l'un que chez l'autre, car Rosemonde Gérard écrit avec autant de virtuosité que son mari les poèmes à forme fixe, sonnets, triolets et fut avec bonheur l'âme d'une jeunesse chantante, donnant confiance à Edmond Rostand et rivalisant avec lui dans le dessein de l'encourager. Pour se convaincre de son rôle bénéfique, il suffit d'ouvrir ces légers Pipeaux et de les feuilleter quelques instants. La nature y est tout entière présente Voici des jardins, des animaux, et puis voici des de Noailles n'a pas été la première à célébrer les jardins potagers Dans une plate-bande à bordure d'oseille,Majestueusement poussaient les artichauts ;Sur le mur, au-dessus d'un buisson de groseille ;Pendaient les chasselas poudrerisés de doucement sous la cloche de verre,Les melons presque mûrs avaient de beaux tons roux,Des mouches bourdonnaient aux portes de la serreEt des papillons bleus voltigeaient sur les ce sont aussi des jardins d'agrément lis et roses, sensations d'aube ou de crépuscule, de soirée d'été ou de clair de lune, japonaiserie délicate et minutieuse, croquis de village, promenade sur l'eau, impressions de plage, bonheur d'une jeune fille en vacances, et ces lézards, ces cigales, ces grenouilles, toute cette faune d'album peinte par petites touches, que l'on retrouvera dans ce sont des "ritournelles", comme les appelle le poète, c'est-à-dire de petits poèmes toujours souples et subtils qui peuvent être chantés et puis des sonnets, des rondes, des poèmes d'enfance, le marchand de sable, Noël, les images d'Épinal, les vieux meubles, bahuts, bijoux anciens, fauteuils branlants, éventails fanés, chaise à porteurs, clavecin, pastels pâlis, bureaux à secrets, poupées, armoires pleines de souvenirs que personne ne rappelle ».Enfin, c'est L'Éternelle chanson, celle de l'amour, naturellement Car vois-tu, chaque jour je t'aime davantage,Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que encore Ce n'est pas la faute à nous deux,Si nous nous aimons de la sorte...Pardon de toutes les annéesOù je ne te connaissais pas...Malgré ces vers exquis ont chanté à toutes les oreilles des gens de 1900. Chanté, car beaucoup ont été mis en musique, par Emmanuel Chabrier notamment, et tout de suite ils ont eu la popularité qu'ils destin de ce jeune poète qui chante en même temps que celle qu'il aime et qui l'aime ; c'est une chose inédite dans la littérature française. Certes Mme de Lamartine a été une femme intelligente et lettrée, mais elle n'a rien écrit en vers ; Rosemonde Gérard, si elle n'avait pas épousé Edmond Rostand, eût été connue et célèbre pour sa valeur personnelle ; la gloire de son mari a éclipsé sa propre réputation[3].En a-t-elle souffert en son amour propre d'auteur ? Elle ne l'a point dit. Sans ambition personnelle, elle a semblé toute dévouée à l'art et à la gloire de son de Cyrano, qui ne fut pas de Bergerac, Rosemonde Gérard en avait trouvé la trace en Seine-et-Oise, au château de Mauvières où il vécut vingt ans. Elle en avait raconté à son mari...Ce n'est qu'en pardonnant qu'on ne se trompe pas Rosemonde Gérard et Maurice Rostand, extrait d’Un bon petit diablePlus que femme de théâtre au sens d'actrice, elle fut surtout poète. Elle joua la comédie rarement, dont une fois dans le rôle de Roxane de Cyrano de Bergerac, avec Sarah Bernhardt qui lui donnait la réplique en Cyrano. Wikisource propose un ou plusieurs textes écrits par Rosemonde Gérard. Bibliographie Les Pipeaux, poèmes, 1889Les Vieux, interprété par Sarah Bernhard en 1903Un bon petit Diable, avec Maurice Rostand, féerie en trois actes en vers, 1912La Marchande d'allumettes, avec Maurice Rostand, livret d'opéra-comique, 1914, dont Tiarko Richepin fit la musique. Un film du même nom, réalisé par Jean Renoir fut saisi après quelques jours d'exploitation en juin 1928, à la requête de Rosemonde Gérard, auteur d'un opéra-comique adapté du conte d'Andersen et qu'elle estimait Robe d'un soir, pièce en 4 actes, en vers, 1925, joué au Théâtre de l'Odéon, 1924-1925La Vie amoureuse de Madame de Genlis, 1926L'Arc-en-ciel, poèmes, 1926Mes souvenirs Cyrano de Bergerac, avec un dessin d'Edmond Rostand, 1927Le Féminisme, avec son fils Maurice Rostand, conférence, 1930La Forêt enchantée, pièce de théâtre par Rosemonde Gérard et Maurice Rostand, 1931Les Papillotes, pièce en un acte en vers, 1931, jouée au Théâtre de l'Odéon en 1932Féeries, 1933Les Masques de l'amour, théâtre en vers, 1928La Tour Saint-Jacques, théâtre en vers, 1928Les Papillotes, théâtre en vers, 1928À quoi rêvent les vieilles filles, théâtre en vers, 1928La Tour Saint-Jacques, pièce en un acte, en vers, représentée pour la première fois sur la scène de la Comédie-Française le 28 janvier 1928Edmond Rostand, 1935Rien que des chansons, 1939Les Muses françaises, poèmes, 1943. De Marie de France à Rosemonde Gérard, qui fait précéder les poèmes de ses consœurs par leur portrait en versMéditations poétiques et harmonies poétiques de Victor Hugo, sonnet, préface de Rosemonde Gérard, 1930Histoire d'amour et Lettre de rupture, deux chansons de Rosemonde Gérard et Tiarko Richepin enregistrée par Jeanne Aubert en 1942Lettres à sa fiancée, Edmond Rostand, Editions Nicolas Malais, 2009, lettres d'amour de Rostand à sa future femme Source Wikipédia Quatrième Cœur à broder ST Valentin, Style Hongrois 1 ère partie. 31/01/2017 Grilles Gratuites Un petit voyage en Hongrie avec cette évocation traditionnelle pour le nouveau cœur à broder de la Saint Valentin où l'on retrouve un couple d'oiseaux perchés face à face au milieu des volutes. Le motif plume de paon, d'où émanent... Votre Galerie 2017 semaine 5 30 janvier 30/01/2017 C'est Monique qui nous ouvre cette semaine les portes de Votre fabuleuse Galerie Elle nous présente, entre deux balades sur les chemins douaniers, avec Huguette, sa petite chienne, son second cœur, recto / verso. Gageons, que ce ne sera pas le dernier.... Tourte Rubis aux deux viandes, Champignon, Tomate au Tandoori 29/01/2017 Pour mon Anniversaire je voulais déguster un plat extra ordinaire, qui réveille les papilles. avec un look festif.... Après moult réflexions j'ai opté pour la Tourte aux deux viandes, Champignon, Tomate au Tandoori que j'ai baptisée La Tourte Rubis... Mon Anniversaire parfaitement réussi ...... 28/01/2017 Pour mon Anniversaire, je voulais déguster un plat exceptionnel et élégant. Depuis 15 jours, je préparais cette journée, étudiant plusieurs pistes, sans perdre de vue que ce plat devait être réchauffé sans perdre ses parfums .... La composition de la... SAL Coussin ABCédaire Porte-Bonheurs, 3 ème grille. 27/01/2017 Grilles gratuites Quel succès pour cet ABCédaire " Bonheur ". Dans cette troisième étape on y retrouve le Poisson, très puissance talisman en Chine où le poisson Yu, signifiant abondant est un symbole de richesse, d'argent et de bonheur, Il figure... Troisième Cœur à broder +qu'hier -que demain, 2017 2 ème partie. 26/01/2017 Grilles Gratuites Le troisième cœur de la Saint Valentin , la suite Pour compléter cette évocation d' Edmonde Gérard trois guirlandes en carillon zen, dans le jardin, ondoyant au moindre souffle d'air Songe que tous les jours des souvenirs s'entassent,... Bande à broder Serviette de Bain pour Amateurs de Billard 25/01/2017 Grilles Gratuites Deux petites grilles pour personnaliser une serviette de bain. Hauteur de la bande 35 points Pour les amateurs de billard qui en seront ravis. Bonne journée Bourse des Loisirs Créatifs de Noyelles S/S Lens 62 24/01/2017 Amélie * vous invite Dimanche 19 février 2017 à la Bourse des Loisirs Créatifs de Noyelles S/S Lens organisée par son Association d' Assistantes Maternelles au Foyer Municipal de 9 h à 17 h. Vous pouvez vous inscrire par mail petitapetitjegrandis Troisième Cœur à broder +qu'hier -que demain, 2017 1 ère partie. 24/01/2017 Grilles Gratuites Le troisième cœur de la Saint Valentin en relief Une évocation du célèbre poème d' Edmonde Gérard de son vrai nom Louise-Rose-Étiennette Gérard, dite Rosemonde Gérard, surnommée Dodette qui écrivait ce poème à son mari Edmond Rostand Lorsque... Votre Galerie 2017 semaine 4 23/01/2017 Une nouvelle Galerie très prometteuse.... Vous avez beaucoup aimé le fil qu'utilise Zerbinette pour son ABCédaire Bonheur Elle nous dévoile le nom de ce beau fil Anchor multicolore n° 1375. Vous remarquerez que Zerbinette a changé de fil pour la bordure,...

poème de rosemonde gérard à son mari edmond rostand